Humeurs

Petite lecture pour se construire une vie plus zen

28 novembre 2014

 

Vivre plus zen

 

Je ne pouvais pas clôturer cette semaine bien- être, Belle et Zen, sans vous conseiller un livre qui a été pour moi une véritable révélation et que je conseille à toutes mes amies.

Le problème c’est que je ne savais pas comment l’aborder pour vous donner réellement envie d’aller au moins y jeter un œil (dans l’hypothèse où vous ne le connaîtriez pas encore) parce que je pense que c’est un livre que l’on doit conseiller à toutes les personnes qui ont envie d’avoir une vie plus belle et zen.

Personnellement devenir Zen n’est pas forcément le but à atteindre,  j’ai toujours été un peu de mal à l’aise avec ce mot parce qu’il renvoie à l’idée de quelqu’un qui vit un peu en dehors des règles de notre société souvent un peu trop épris de sérénité pour avoir une vie passionnante.  Pour l’instant je m’imagine encore mal passant mes journées à méditer et à manger complètement healthy, je suis bien trop curieuse de la vie pour ça, même si savoir se poser et prendre soin de soi est une nécessité que j’ai intégré.

Cependant je suis comme  beaucoup d’entre vous, j’avais un perpétuel sentiment diffus d’insatisfaction dont je ne connaissais pas l’origine et dont je n’arrivais pas à me défaire jusqu’au jour où j’ai ouvert les pages de ce livre que quelqu’un avait posé négligemment dans un coin d’une librairie, pour ne pas avoir à le ranger.

Je l’ai feuilleté uniquement parce que la couverture zen m’avait attirée et que la curiosité de voir à quoi cela pouvait bien ressembler l’a emporté.

Mais je l’ai bien vite reposé et repris le cours de mes achats comme si de rien n’était. Sauf que de retour à la maison, j’ai commencé à me maudire d’être si bornée et de n’avoir pas su reconnaitre que ces quelques passages lus m’avaient interpellés.

Comme je ne connaissais ni le titre, ni le nom de l’auteur, j’ai dû rechercher pendant des mois ce fameux livre dont je ne connaissais que la couverture. Et j’ai bien fait d’insister ! …

 

Young woman looking at the shop window

Personnellement j’ai été éduquée dans l’idée qu’il faut s’entourer d’objets : avoir le nécessaire pour ceci, ne pas jeter au cas où…, avoir une belle maison remplie d’objets, de souvenirs, de livres, voire de collections…Un endroit bien à soi qui nous protègerait de l’extérieur. Bref, je suis un pur produit de la société de consommation ! 😉

Mais on a oublié de me dire que les objets loin de nous protéger nous volent au contraire notre vie : dépenses le plus souvent inutiles (pour certains, cela va même jusqu’à l’endettement), heures invraisemblables consacrées au rangement et dépoussiérage, attachement affectif sans intérêt (ce ne sont que des objets)…Bref, en fait les objets font bien souvent, de notre vie, un enfer.

Les objets nous figent dans le passé en nous y rattachant sans cesse au lieu de nous pousser vers l’avenir mais, plus grave, cette disposition d’esprit entraîne la peur de manquer, donc l’accumulation de choses et une vie sous contrôle d’impulsions et envies d’achats avec pour finir, toujours le même sentiment d’insatisfaction.

On oublie qu’en réalité nous ne sommes pas des collectionneurs d’objets mais de sensations, de découvertes, de rencontres. Nous avons besoin d’apprendre sans cesse et non de rester assis aux milieux de choses sans autre vie que celle que nous leur prêtons.

Finalement on tente juste d’acheter avec des objets, ce que l’on n’arrive pas à obtenir à l’intérieur, le bien-être.

Regarde autour de toi combien de ces objets ne servent à rien et ont dévoré des petits bouts de ton budget qui, mit à bout à bout, t’auraient par exemple permis de faire un beau voyage riches en sensations, découvertes et rencontres humaines…qui te rendrait bien plus heureux que ce qui t’entoure ?

Les intérieurs IKEA te font rêver ? On croit tous que si on achète les meubles que l’on voit exposés on pourra recréer chez soi le sentiment d’apaisement ressenti à les regarder mais sans réaliser que ce qui nous plait c’est cette sensation d’ordre : il n’y a pas d’objets qui traînent, ni de bibelots partout ,ni de tiroirs qui débordent quand on les ouvre, tout est pensé pour être pratique, fluide et mettre en valeur le beau canapé ou le linge de lit…

Et nous allons avoir bien peu de chance d’y parvenir parce que notre premier réflexe va être de remplir un caddy d’objets vus dans le showroom  et de le superposer à ce que l’on a déjà chez soi;-) .

Voilà ! J’aurais fait du mieux que j’ai pu pour essayer de te donner envie d’en savoir plus ou pour te pousser à te poser certaines questions. En tout cas si tu ne dois acheter qu’un seul livre ce devrait être celui là ! Oui, je dis bien acheter car c’est un investissement (surtout qu’aujourd’hui en édition de poche, il doit valoir à peine 6€ ) car il faudra le relire souvent pour ne pas reprendre le mauvais chemin, il est donc nécessaire que tu puisses l’ouvrir à tout moment.

Alors ne le prête pas non plus mais offre-le plutôt, c’est un magnifique cadeau à faire à ceux que l’on aime, bien plus utile qu’un bibelot.

En tout cas j’ai été heureuse de le relire pour pouvoir vous en parler car depuis sa première lecture et les suivantes, un paquet d’années sont passées, et certains mauvais réflexes sont revenus insidieusement et il était temps que je remette mes pas dans ceux de Dominique Loreau ( du coup au moment où j’écris ces lignes, je suis en pleine remise à plat de mon intérieur 😉 )

L'art de la simplicité dominique Loreau

 

 

Pour faire court, Dominique Loreau est une française qui est partie vivre au Japon et qui a été confrontée à une autre façon de vivre qu’elle a appliqué à sa propre vie et qui lui a permis de découvrir que la simplicité est une valeur positive et enrichissante puisqu’elle offre une solution à de nombreux problèmes d’aujourd’hui. Ce livre est le résultat des notes personnelles qu’elle a prise durant toute la période où elle-même a dû mettre de l’ordre dans sa propre vie.

Toute personne qui a envie de faire quelque chose pour changer sa vie, ou cherche à atteindre des objectifs ou voudrait avoir une vie plus productive (ou les trois à la fois) devrait d’abord lire ce livre pour créer autour d’elle les conditions optimales qui vont lui permettre de réussir.

Le maitre mot à retenir est simplifier sa vie. Cela peut sembler aller à contre sens de ce que nous vivons car nous multiplions les achats (technologiques et autres) pour nous simplifier la vie mais cela ne marche pas car nous avons toujours moins de temps, nous devons toujours gagner plus d’argent, nous avons toujours plus de tâches à effectuer…quel paradoxe ! C’est à cette incohérence que s’attaque ce livre en nous insufflant comment s’en sortir.

Le livre de Dominique Loreau comprend trois partie mais je ne vais parler que de la première car elle est suffisamment riche en elle-même pour suffire dans un premier temps  Dans un second temps, on a toujours la possibilité d’aller plus loin.

Etre capable de faire des choix est à la fois la chose la plus évidente et  la plus difficile à réaliser concrètement et pourtant… il va falloir y arriver.

Ne nous voilons pas la face, la plupart d’entre nous pense être maître de ses choix alors que le plus souvent on ne fait que réagir à des situations données.

La première partie de ce livre nous enseigne comment et pourquoi il est nécessaire d’échapper au poids des possessions matérielles et de quelle manière retrouver la maîtrise de son temps, de son intérieur et de ses vraies envies.

Je sens frémir d’anxiété tous ceux d’entre vous qui sont des consommateurs compulsifs ou des collectionneurs et pour lesquels les objets sont une partie d’eux même et de leur vie. Je vous rassure, il ne s’agit pas de jeter forcément tous vos objets mais plutôt de comprendre par quels mécanismes obscurs nous remplissons nos maisons et nos vies et qu’est ce que cela changerait si nous accepterions de faire autrement et de nous concentrer uniquement sur ce qui est beau et vaut la dépense.

Elle explique comment procéder pour vider sa maison de tout ce qui nous étouffe et créer un nouvel espace de vie qui nous permette réellement de nous épanouir et de redéfinir nos vraies priorités.

Nous vivons dans une société qui nous fait considérer comme des personnes un peu spéciales celles qui refusent de consommer beaucoup et nous soumet à une tentation constante. Dans cette société de surabondance nous avons tout le temps peur de manquer quelque chose parce que se pose à nous un nombre invraisemblable de choix tant et si bien que beaucoup d’entre nous ne savent plus distinguer ce qui est indispensable de ce qui est superflu. On fini alors par collectionner les objets, les diplômes, les amis  (il n’y a rien qu’à regarder le nombre d’amis de certains profils Facebook… )…

Ne pas choisir est extrêmement pénalisant car cela va dévorer inutilement notre temps, notre énergie et notre argent et nous priver de tous ce qu’on aimerait réellement réaliser.

Il ne s’agit pas de devenir parfait mais de comprendre que certains changements dans notre façon de vivre peuvent nous libérer des problèmes de stress, de manque de temps et de productivité et franchement pour moi, c’est inestimable.

Déterminer ce que l’on attend de la vie nous permet ensuite de savoir quels sont nos vrais objectifs et de configurer notre environnement pour les atteindre. En se libérant des possessions matérielles on revient à l’essentiel, à ce qui nous importe vraiment, c’est le fameux principe “less is more” =moins pour avoir plus .

Chuck Palahniuk a dit “les choses nous possèdent, alors la seule manière de ne pas être possédées par celles-ci est de ne pas en avoir ou le moins possible “ . Dans cet esprit Dominique Loreau pose des principes et des idées à adopter pour nous aider à ne plus subir la dictature des choses, en voici un résumé très court:

1 – Il vaut mieux la qualité à la quantité : mieux vaut de beaux meubles et objets en petits nombre qu’une maison surchargée qui ressemble à un magasin d’antiquaire ou à un musée (il n’y a qu’à suivre Stéphane Plaza dans “Maison à vendre” pour comprendre que ce n’est pas un mythe)

Un endroit avec peu et de belles choses devient un lieu de paix , dans lequel la circulation est fluide et qui nécessite peu de temps pour être rangé ou nettoyé. Le vide permet de souligner la beauté de chaque choses et nous donne le sentiment de contrôler notre vie.

Si vider votre maison vous angoisse, vous pouvez faire le test de vider une seule pièce où vous passez beaucoup de temps et mettre le superflu dans des cartons pendant au moins une semaine. Ne vous sentez-vous pas libéré d’un poids inconscient, plus en paix et plus concentré sur les choses qui vous importe dans votre vie ?

Vider sa maison ne veut pas dire austérité ou manque de confort, il s’agit au contraire de remplacer ce que vous retirez en volume par juste quelques beaux objets = moins mais beau ou utile.

2 – Que faut-il éliminer et que garder

Il faut imaginer que tu vas devoir vivre dans une barque !

Tout ce que tu vas décider de garder doit être beau ou utile et il est nécessaire que tout ce que tu vas sélectionner s’harmonisent pour ne pas rompre l’harmonie générale de ta maison. Il faut donc faire attention au style, aux couleurs (préférer les tons neutres réveillés par quelques touches de couleur) …Tu peux penser par exemple aux marocains qui vivent avec très peu de meubles mais qui rendent leurs maisons fabuleuses juste avec quelques tapis, coussins et plateaux soigneusement choisis. Tu vas apprendre à apprécier ce luxe de posséder peu mais avec des choses que tu auras soigneusement choisi et non acheté sous le coup d’une impulsion.

3 – Avoir du style ne veut pas suivre la mode, il existe une élégance intemporelle, il faut donc trouver ce qui te va bien et privilégier les pièces bien coupées et de bonne qualité et investir dans des basiques. Préférer les couleurs comme le blanc et le noir, le gris, le beige faciles à assortir et toujours élégantes. Eliminer tout ce qui est trop petit, mal taillé, trop porté trop ajusté, dépareillé et ne garder que 12 tenues que tu peux combiner.Ainsi s’habiller tous les matins sera très simple et tu seras toujours habillée impeccablement ce qui te donnera un sentiment de paix intérieure car les vêtements peuvent se convertir en amis ou ennemis selon nos choix et vont modifier notre comportement. Souviens toi de la dernière fois où tu n’étais pas à l’aise dans tes vêtements, cela t’aidera à comprendre la nécessité de maîtriser le contenu de ta penderie 😉

4 – Beaucoup d’entre nous culpabilisent dès qu’ils ne sont pas occupés, ils ont l’impression de perdre leur temps oubliant que notre esprit à besoin de période de relâchement pour se mettre à penser différemment et pour se recharger en énergie.

Par ailleurs il ne faut faire qu’une seule chose à la fois et la faire à fond . Tout comme il faut utiliser les routines et les rituels car savoir que : tel jour on fait son ménage, que tous les lundi on ira voir un film…est un moyen efficace de s’offrir une sérénité absolue.

________________________________________________________________

La suite du livre va concerner la tenue de votre budget, l’entretien du corps et du mental mais je vous laisserai le découvrir par vous même si vous avez la curiosité d’aller plus loin. Je crois qu’il n’y a rien à jeter dans ce livre, on peut décider de n’en appliquer qu’une partie ou tout, mais dans tous les cas cette démarche est profondément positive et bénéfique.

Même si comme moi vous aimez être entouré de choses, il est probable que le contenu de ce livre vous interpellera comme il l’a fait pour moi parce que nous avons tous inconsciemment le sentiment que quelque chose cloche dans cette accumulation d’objets que l’on s’impose pour notre confort. Quelque chose qui pèse et bride notre liberté sans bien comprendre comment, ni pourquoi. C’est pour ça que ce livre a été une révélation et que presque 10 ans plus tard j’en parle encore autour de moi.

Honnêtement je n’ai pas encore réussi à domestiquer complètement mon intérieur, il m’arrive encore de craquer parfois pour du superflu mais je n’ai plus de crédits, ni de découverts, ma maison est plus ou moins régulièrement vidée (je relis d’ailleurs le livre pour m’y aider), je n’ai plus trop d’état d’âme quand je dois me séparer de certaines choses mais surtout mon esprit est entièrement et toujours tourné vers l’avenir et les choses que j’ai envie de faire et non plus accaparé par les tâches ménagères, les besoins matériels qu’il me faut satisfaire (fringues, déco, nourriture…) ou encore les regrets…. La seule chose qu’il m’est encore très difficile de faire c’est de vider mon dressing et me séparer de mes livres, là j’avoue que pour l’instant je ne suis pas prête du tout à franchir le pas et je ne sais pas si cela sera même possible un jour. Mais nul n’est parfait et surtout pas moi 😉

En attendant je dois à ce livre ma vie d’aujourd’hui (et bien sûr tout n’a pas changé du jour au lendemain car je l’ai lu il y a déjà 8 ans ) et quand les gens me demandent comment je fais pour faire autant de choses ou qu’ils me disent que pour eux ce ne serait pas possible pour des questions d’organisation de vie qu’ils jugent insurmontables, j’ai juste envie de leur dire de lire ce livre et de passer à l’essentiel pour pouvoir suivre leurs vraies aspirations …

Bon ce n’est pas tout ça, mais du coup j’ai moi aussi un paquet de placards à vider, je me suis un peu laissée aller ces dernières années, il est temps de reprendre de bonnes habitudes, dans tous les domaines, avant que 2015 ne pointe le bout de son nez ^^…

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous mets le lien vers le livre :

L'art de la simplicité dominique Loreau

AMAZON

Sachez qu’en passant par ce lien, cela nous permet de toucher une petite commission pour nous aider à financer ce blog (sans que cela ne change rien au prix final pour vous) alors si vous passez par là, merci beaucoup !

 

 

Les-Pipelettes-de-Narbonne.jpg

 

Retrouvez nous sur notre page Facebook, Instagram ou Google Plus

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply